01 mai 2007
Tartelettes aux flocons d’avoine, betterave rouge et fromage de panda…
Bon tout a commencé quand CherEtTendre s’est vanté d’avoir mangé des « nems » à la confiture d’oignons rouges et au fromage de chèvre… oui quand l’un de nous part à l’étranger pour le boulot :
… celui qui part à l’étranger se vante à l’autre de tout ce qu’il mange de bon… nanananère j’ai mangé du saucisson, ou nanananère j’ai bu un vin super bon… donc voilà : tout a commencé quand CherEtTendre s’est vanté d’avoir mangé des « nems » à la confiture d’oignons rouges et au fromage de chèvre…
Je me suis qu’à cela ne tienne ! Je vais me faire des « nems » à la betterave rouge et au fromage de panda ! Et puis avec un peu de miel, ce sera bon avec le miel !
Donc en gros, un peu comme les rouleaux d’hiver d’Enora.
Sauf que je n’avais pas de galette de riz, ou même pas de feuilles de brick… mais par contre j’avais une de ces flemmes… donc je me suis dit que ça marcherait aussi bien en tartelettes !
Et puis je voulais un fond de tartelettes facile (la flemme, je vous dis…) et on a des flocons d’avoine à finir depuis les biscuits Anzac… Donc cela donne :
- 1 verre de flocons d’avoine,
- ½ verre de farine complète,
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive,
- 2 cuillères à soupe d’eau,
- 1 cuillère à soupe de yaourt,
- une poignée de noix réduites en poudre (oui, je me suis dit « soyons folles ! mettons des noix ! », le NOUS royal…).
J’ai mélangé le tout, puis étalé. Avec un verre, j’ai découpé 12 petits cercles que j’ai placés dans mon moule à tartelettes beurré.
J’ai mis au four pour 15 minutes.
Pendant ce temps j’ai écrasé grossièrement (avec le dos d’une fourchette pas en disant des gros mots…) une betterave rouge cuite.
Une fois les fonds de tartelette cuits, j’ai reparti la betterave écrasée, puis émietté un peu de fromage de chèvre, et ajouté un filet de miel…
J’ai remis au four pour un tout petit moment, le temps que le fromage fonde un peu…

Waouahhhhhhhhh je suis un génie ! C’est crocrocrocro bon ! Non, mais carrément !
Le moelleux et la douceur de la betterave et du chèvre associés au croquant craquant de la tartelette aux flocons d’avoine et aux noix… Je m’en vais en manger une deuxième…
Je les vois très bien servies en entrée, au moment du fromage ou en bouchées apéritives… Allez, une troisième… c’est si petit, ça peut pas me faire de mal ! et pis c’est 5 par jour les fruits et légumes…
Langue à la sauce australienne ...
Pour continuer sur ma lancée de blabla… et pour ceux que ma vie intéresse… oui parce que je ne vais pas vous mentir : il n’y a pas de recette pour vous récompenser de lire ma prose…
Je vous révélais donc ici que CherEtTendre ne parle pas 3 mots de français… et bien figurez-vous que c’est en train de changer… Bientôt je ne pourrai plus rouspéter en français, ni parler dans mon sommeil en français… (enfin quand je dis « bientôt »…)
… car CherEtTendre apprend le français !!
… ou pour être exacte, il a ouvert le livre… et après deux longues soirées à étudier le bouquin (= 2 fois 15 minutes pendant lesquelles il ne regardait pas la télé, ne lisait pas ses emails, ou le journal…), il récite : « je suis CherEtTendre, je suis de Australie, je suis du kangaroo »… et vu que là il est parti une semaine sans emporter le livre avec lui…
Y a encore des progrès à faire… oui, car après deux ans à fréquenter une petite froggie, le vocabulaire de CherEtTendre se limite à :
- « mon petit doigt » (ne me demandez pas quel était le contexte, j’ai dit « en deux ans »… et puis aussi grenouille, pas mémoire d’éléphant !),
- « rancunier » (ça c’est pour moi, mais expliquer les subtilités du feminin/masculin, ce serait mettre la charue avant les boeufs…),
- « petit boudin » (pour mes moments de grande estime...),
- « je pue, tu pues, ça pue » (toujours très utile après une heure à la salle de sport…),
- « bonjour, ça va ? oui ça va crèbien méci »,
- « bonne nuit, fais de beaux rêves » (pas certaine que CherEtTendre l’écrirait de cette façon…),
- la « noreille » et le « nèze »...
Et puis n’oublions pas que CherEtTendre peut chanter (à tue-tête et très approximativement) Alouette ou Frèreuuuh Jack-euhhh, mais je n’ai aucun mérite, c’est sa maman qui lui avait appris. Elle lui avait aussi appris « je t’aime », mais jusqu’à il y a peu de temps, CherEtTendre croyait que ça signifiait « donne-moi de l’argent »…. Elle lui faisait traduire (il avait une douzaine d’années à l’époque) des mots ou expressions du français à l’anglais et vice-versa. Donc ça donne à peu près ça :
Sa maman : « je t’aime ? ».
PasEncoreCherEtTendre : « I don’t know » (pour les pas bilingues : « je ne sais pas »).
Sa maman : « Come on, you know that ! you tell me that all the time » (toujours pour les pas bilingues : « Mais si, voyons, tu me le dis tout le temps »).
PasEncoreCherEtTendre n’hésite pas une seule seconde : « Can I have some money? » (tu me donnes de l’argent?)......
Et puis aussi CherEtTendre avait Googglé « I adore you » pour pouvoir me le dire en français… si ce n’est pas trop mignon ça…
Pour ceux qui pensent (oui, vous le pensez tellement fort, que je vous entends !) qu’en deux ans, je ne lui ai pas appris grand chose de notre belle langue… je n’ai rien trop à dire pour ma défense… je ne suis pas particulièrement patiente et je suis 100% partisane du moindre effort : communiquer en anglais me coute moins qu’essayer de deviner ce que quelqu’un qui ne peut pas faire les « r » ou les « u » et prononce tous les « t », les « n » et autres « s » à la fin des mots, essaie de me dire…
Je sais que ce n’est pas très gentil, mais je ne compte plus le nombre de fois où j’ai fait répéter à quelqu’un le même mot pendant 5 minutes avant de conclure « je ne crois pas que ce soit français ce que tu essaies de me dire… » !
Mais bon, si CherEtTendre fait l’effort, alors je vais faire un effort aussi et m’armer de patience…
Comme dirait mon kangourou : à bienne-tôte toute le monde !
Et promis : une recette au prochain billet sinon je me tais !
Une nouvelle série…
…de mots-clés !
Je craque... hier j’ai eu droit à un « photos comment se raser le minou », donc je me suis dit pourquoi pas faire un billet facile avec les mots-clés de Google…
Sans surprise, les grenouilles ont toujours la côte avec :
- pleins de « grenouilles des fraises », par curiosité j’ai quand même recherché ce que c’était. Et bien c’est une grenouille toute mimi :

- plusieurs « piège à grenouilles », comme les gens sont cruels !
- « qu'est-ce que les grenouilles mangent »,
- « découper cuisses de grenouilles »,
- « la meilleure recette de grenouilles »,
- « boisson alcoolisée grenouille »,
- « ma grenouille ne marche pas »,
- « place avec des grenouilles en hollande »,
- quelques « lasagne de grenouilles »
En parlant de lasagnes, si vous tapez « aime porter des couches » dans Google, vous atterrirez sur un plat de lasagnes… Bon, je ne sais pas trop pourquoi vous taperiez « aime porter des couches », mais il y en a qui le font…
Et en vrac :
« madame cuisine drôle », et « légumes drôles »
« creux chocolat »,
« vieilles pommes »… oui j’avoue, je martyrise les pommes âgées…
« miam miam rapide »,
« youppie »,
« abris bus café »,
« feuille de chou fleur »… heuuuu non… moi je mange que la fleur… désolée…
« flan libanais délicieux »… oui, il ou elle a raison… vaut toujours mieux préciser… des fois que je donne des recettes de plats immangeables…
« savon maison »… pour se laver les pattes bien comme il faut avant de les plonger dans la farine…
« brownie aux légumes »… pas chez moi, déjà que j’ai horreur des carrot cake…
« comment couper les oignons »… avec un masque de plongée bien sur ! et des boules quies en option…
Heureusement que de temps en temps il y en a qui atterrissent pas ici par hasard :