01 mai 2007

Langue à la sauce australienne ...

Pour continuer sur ma lancée de blabla… et pour ceux que ma vie intéresse… oui parce que je ne vais pas vous mentir : il n’y a pas de recette pour vous récompenser de lire ma prose…

Je vous révélais donc ici que CherEtTendre ne parle pas 3 mots de français… et bien figurez-vous que c’est en train de changer… Bientôt je ne pourrai plus rouspéter en français, ni parler dans mon sommeil en français… (enfin quand je dis « bientôt »…)

… car CherEtTendre apprend le français !!

… ou pour être exacte, il a ouvert le livre… et après deux longues soirées à étudier le bouquin (= 2 fois 15 minutes pendant lesquelles il ne regardait pas la télé, ne lisait pas ses emails, ou le journal…), il récite : « je suis CherEtTendre, je suis de Australie, je suis du kangaroo »… et vu que là il est parti une semaine sans emporter le livre avec lui…

Y a encore des progrès à faire… oui, car après deux ans à fréquenter une petite froggie, le vocabulaire de CherEtTendre se limite à :

-        «  mon petit doigt » (ne me demandez pas quel était le contexte, j’ai dit « en deux ans »… et puis aussi grenouille, pas mémoire d’éléphant !),

-        « rancunier » (ça c’est pour moi, mais expliquer les subtilités du feminin/masculin, ce serait mettre la charue avant les boeufs…),

-        « petit boudin » (pour mes moments de grande estime...),

-        «  je pue, tu pues, ça pue » (toujours très utile après une heure à la salle de sport…),

-        « bonjour, ça va ? oui ça va crèbien méci »,

-        « bonne nuit, fais de beaux rêves » (pas certaine que CherEtTendre l’écrirait de cette façon…),

-        la « noreille » et le « nèze »...

Et puis n’oublions pas que CherEtTendre peut chanter (à tue-tête et très approximativement) Alouette ou Frèreuuuh Jack-euhhh, mais je n’ai aucun mérite, c’est sa maman qui lui avait appris. Elle lui avait aussi appris « je t’aime », mais jusqu’à il y a peu de temps, CherEtTendre croyait que ça signifiait « donne-moi de l’argent »…. Elle lui faisait traduire (il avait une douzaine d’années à l’époque) des mots ou expressions du français à l’anglais et vice-versa. Donc ça donne à peu près ça :

Sa maman : « je t’aime ? ».

PasEncoreCherEtTendre : « I don’t know » (pour les pas bilingues : « je ne sais pas »).

Sa maman : « Come on, you know that ! you tell me that all the time » (toujours pour les pas bilingues : « Mais si, voyons, tu me le dis tout le temps »).

PasEncoreCherEtTendre n’hésite pas une seule seconde : « Can I have some money? » (tu me donnes de l’argent?)......

Et puis aussi CherEtTendre avait Googglé « I adore you » pour pouvoir me le dire en français… si ce n’est pas trop mignon ça…

Pour ceux qui pensent (oui, vous le pensez tellement fort, que je vous entends !) qu’en deux ans, je ne lui ai pas appris grand chose de notre belle langue… je n’ai rien trop à dire pour ma défense… je ne suis pas particulièrement patiente et je suis 100% partisane du moindre effort : communiquer en anglais me coute moins qu’essayer de deviner ce que quelqu’un qui ne peut pas faire les « r » ou les « u » et prononce tous les « t », les « n » et autres « s » à la fin des mots, essaie de me dire…

Je sais que ce n’est pas très gentil, mais je ne compte plus le nombre de fois où j’ai fait répéter à quelqu’un le même mot pendant 5 minutes avant de conclure « je ne crois pas que ce soit français ce que tu essaies de me dire… » !

Mais bon, si CherEtTendre fait l’effort, alors je vais faire un effort aussi et m’armer de patience…

Comme dirait mon kangourou : à bienne-tôte toute le monde !

Et promis : une recette au prochain billet sinon je me tais !

Posté par luluberluette à 08:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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